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Que du bonheur (ou presque).
Départ en deux temps pour les membres de CASES qui se sont rendus à Podor donner suite aux travaux entrepris à la Maternité.

Le
premier groupe ( Marie, Jeannine, Pascal, Sylvain et Robert ) parti le 12 a pu
faire un peu de tourisme ( Mosquée de Touba, le lac Rose, St-Louis ), tout en
finalisant l'achat et l'expédition des matériaux ( Merci à Pascal tu t'es
vraiment comporté comme un chef, mais attention, n'oublie pas cette phrase de
Coluche que
tu m'as rappelée récemment :
" les chefs, c'est comme les nuages
.... quand ils disparaissent, il fait très beau".
Le second groupe ( Odile, Michael, Jérémy et Gérald ),
faisait la jonction à Podor où les travaux avaient déjà commencé.
Au programme :
Travail, bien sûr, réfection de la salle d'examens de la Maternité - carrelage,
faïences, peinture- et du bloc sanitaire du personnel - remplacement des
équipements - mais aussi visites, rencontres, contacts divers.

Des conditions d'hébergement comme nous n'en n'avions
jamais connues : le Gîte Keur-Ninon, en grande partie rénové, remeublé, fleuri,
était méconnaissable pour ceux qui s'y étaient déjà rendus. Le Thialy récemment
installé s'est avéré être un formidable outil de communication, nous n'étions
plus accueillis, mais accueillants.
Sans oublier le personnel du Gîte, aux petits soins pour
nous : MERCI à vous, Coumba, Awa, Fatou, Marou, Ibrahima, Seyni, Boya, Amadou.
Une nouveauté cette année ; nous avions conservé auprès de
nous une voiture avec son chauffeur, Moudou, petit frère de Pape.

Réservé au
début ( c'était sa première"expédition" ), il est vite devenu le 10 ème élément
du groupe, participant efficacement aux travaux (ainsi d'ailleurs qu' Awa,
serveuse au gîte, qui a mis à profit une demie journée de congé pour s'initier à
la réalisation des joints de faïence ).
Les Travaux justement :
avec une répartition spontanée des tâches ( même plus
besoin de chef, c'est sans doute pour cela qu'il a fait si beau ) en fonction
des compétences et goûts de chacun, la mise en place tout aussi spontanée d'un système de roulement, la disponibilité, la bonne
humeur et la volonté de tous, l'objectif a 
été atteint. Et nous avons même eu le temps de
faire diverses visites : Fort Faidherbe en grande partie restauré, marché,
lycée, villages proches, promenade sur le
fleuve Sénégal au lever du soleil, etc
... Du temps aussi pour les amis, anciens et nouveaux.
Sans aucun doute le plus réussi de nos séjours, avec une
pensée particulière pour Jérémy ( le benjamin du groupe - 21ans ), d'origine
guadeloupéenne mais résidant
en métropole, qui, peut-être en quête de racines,
s'est immédiatement senti chez lui. Au retour, il vécut la visite de Gorée avec
une émotion intense.
L'image de lui partageant les écouteurs de son baladeur
avec Djibi, un jeune ami podorois est tout un symbole.
Que du bonheur, disais-je. Oui, sauf que ....
A notre retour, l'une de nos deux voitures nous a "lâchés" à Kébemer. Bien sûr,
nous en avons trouvé une autre pour finir le parcours, mais nous avons du
abandonner Moudou, notre 10ème homme. Les derniers kilomètres ont été moins
gais.
Pire : à notre arrivé en France, nous apprenions le décès du fils de Fatou,
notre cuisinière, qui nous avait tant gâtés et que nous avions déposée auprès de
lui à l'hôpital de St-Louis, deux jours plus tôt.
Lui, ce fut le paludisme. En novembre dernier, c'est la fièvre jaune qui avait
emporté le frère de Coumba, employée du gîte également.
Affectueuses pensées.