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Le
repas du dimanche
C'est un repas de fête.
Comme tous les dimanches, on mange mieux, on a droit à un peu plus de
viande que d'habitude. Aujourd'hui, Marie a préparé un
tiéré. Toute la famille est assis sur la natte autour du plat commun. On
mange avec la main droite. Sur la table, à chaque repas, on trouve le
piment frais, en général très fort, et la bouteille d'arôme Maggi qui fait
office de sel. Deux Sénégalais sur trois vivent à la campagne sans eau courante ni
électricité.
La nourriture
Tous les Sénégalais ne peuvent pas faire trois repas par
jour. En semaine, on se nourrit de riz et de légumes. Le poisson, le
poulet, le mouton sont réservés pour les jours de fête.
Parmi les douze recettes du pays à base de riz,
le tiep-bou-diene
, plat national, est très apprécié pour son poisson farci et son
riz rouge, cuit avec la sauce tomate.
La pêche est le premier revenu du Sénégal. Thiof (mérou), capitaine,
mulet, dorade sont les principaux poissons. Les crustacés (crevette,
crabe) sont aussi appréciés.
L'argent
Comme la plupart des pays d'Afrique noire, le Sénégal
est un pays pauvre. Des services publics comme l'éducation ou la santé
disposent de peu de moyens.
Le salaire moyen d'un Sénégalais est d'environ
50 000 FCFA (76 euros) par mois. Deux habitants sur trois vivent en
dessous du seuil de pauvreté (avec moins de
2.60 euros par jour).
Prix au kilo des aliments les plus courants (en CFA)
- la viande de boeuf
1 800
- les oignons 300
- le pain 150
- le riz 250
- les carottes 800
Dans un couple, c'est le mari qui a la charge des dépenses du ménage. Il
donne donc à son épouse de quoi faire son marché quotidien. Mais, selon la
tradition, quand la femme travaille et gagne un revenu, elle reste libre
de disposer de cette somme pour elle même, ses enfants ou ses parents.
La femme au Sénégal
Si l'épouse continue de s'occuper des enfants et de la
maison, les femmes ont créé de très nombreuses associations pour défendre
les droits des femmes.
Au Sénégal, près d'une femme sur deux vit en
ménage polygame. En ville, 40% des femmes sont mariées à un homme
polygame (ayant plusieurs femmes). Mais la poly-gamie a tendance à diminuer sous l'influence du mode
de vie occidental. De plus, le Coran n'autorise la polygamie qu'à la
condition que le mari soit parfaitement équitable avec ses épouses et
puisse subvenir aux besoins de chacune. Des moyens que la plupart des
habitants n'ont pas.
Les familles sénégalaises sont toutes composées de nombreux enfants, en
moyenne cinq par femme. L'emploi du
père reste souvent l'unique moyen de subsistance de toute la famille même
si désormais, en ville comme en milieu rural, de plus en plus de femmes
travaillent et bénéficient d'une réelle indépendance économique vis-à-vis
de leur mari. Chaque personne qui travaille doit soutenir financièrement
sa famille élargie, incluant parents, frères, soeurs et cousins.
Les femmes sénégalaises affirment leur indépendance à l'égard des hommes,
par exemple en organisant
des tontines ou des coopératives de production
agricole. En ville, on trouve des femmes médecins, avocates, députés,
romancières,
professeurs d'université, chefs d'entreprise...
L'émigration
Il n'existe plus de famille
sénégalaise sans au moins un parent ayant migré à l'étranger. Ils habitent
principalement en France, en Italie, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et
en Côte d'Ivoire.
En envoyant de l'argent au pays, les émigrés
font vivre leur famille, et permettent à des projets communautaires de
voir le jour (éducation, santé,développement).
Le mariage
La mariée
Les Sénégalaise se marient en moyenne à l'âge de 20 ans. Avec la finesse
de la taille, les yeux de biche et la blancheur des dents, la coiffure
sophistiquée est un des canons de la beauté sénégalaise.
Pour le jour de la cérémonie, la future mariée toucouleure est nattée de
tresses. Ces tresses plates sont très serrées, avec de fins motifs et
nouées de perles ou d'anneaux de couleurs. Même à plusieurs, les
tresseuses peuvent mettre trois jours pour réaliser une coiffure
traditionnelle.
Du côté des hommes
Quand un homme veut demander la main d'une jeune fille, il envoie d'abord
de la kola à la famille de celle-ci. Le mariage est scellé à la mosquée
par l'iman. Les époux peuvent ensuite de présenter à la mairie pour
dresser l'acte de mariage civil.
Si certaines mosquées ont aménagé de petits espaces dédiés aux femmes, au
Sénégal, la plupart des mosquées restent réservées aux hommes, les femmes
priant à leur domicile.
La cérémonie du mariage.
Le mariage reste une grande occasion de montrer richesse, statut social et
générosité à l'égard des mariés, comme des griottes. Il n'est pas rare que
le marié s'endette pour la cérémonie et que les présents offerts à la
famille de sa future épouse dépassent plusieurs centaines d'euros. A
l'occasion de la fête, les tantes, cousines et amies de la mariée
découvrent ainsi les cadeaux offerts : argent, bijoux, tissus, ustensiles
de cuisine, appareils électroménagers.
Dans l'après-midi, on sert le repas de
tiep-bou-yap, de l'agneau aux
olives, que les femmes ont préparé dans de très grandes marmites à
l'extérieur de la maison.
Chanteuses et gardiennes de l'histoire orale, les griottes récitent les
louanges des deux conjoints et de leurs familles. Dans les mains des
griottes passent des dizaines de billets de 5 000 FCFA offerts par les
invités dont elles ont vanté la généalogie.
Certains invités mangent la noix de kola, ce fruit sec jaune et
pourpre, qui a été distribué à la sortie de la mosquée pour sceller
symboliquement le mariage.
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Santé et Médecine :
un défi
Quand ils sont malades, les Sénégalais font aussi bien
appel au guérisseur qui soigne par les plantes qu'au médecin qui prescrit
des médicaments.
Mais il reste difficile de préserver sa santé : faux diagnostics des
charlatans, médicaments périmés en vente sur les marchés, consultations de
médecine occidentale trop chères. La population, en particulier les
enfants, souffre de malnutrition.
Cependant, très souvent cité en exemple dans la lutte contre le sida, le
Sénégal connaît un des taux de contamination les plus bas du continent.
Il existe aujourd'hui des vaccins pour de nombreuses maladies, mais
toujours pas pour le sida et la paludisme qui demeure la première cause de
mortalité avec près de de 10 000 décès par an et plus de 800 000 personnes
porteuse de la maladie.
Les
sources d'énergie
Le Sénégal ne dispose ni de
réserves de pétrole ni de centrales nucléaires. Son énergie provient donc
surtout des centrales alimentées en charbon. On utilise des bougies lors
des coupures de courant appelées "délestage": la compagnie nationale
arrête parfois volontairement d'approvisionner une zone de la ville pour
pouvoir en alimenter une autre
Moins d'une personne sur dix a une voiture particulière. A la station
service, par mesure d'économie, les Sénégalais ont l'habitude de ne pas
faire le plein, mais de prendre juste la quantité d'essence nécessaire
pour le trajet.
L'eau est rare, surtout à l'intérieur du pays. La saison des pluie dure
moins longtemps et la pluie est moins abondante qu'il y a quelques années.
Toutes les maisons ne sont pas équipées d'eau courante, et même en ville,
les habitants sont nombreux à s'alimenter au puits ou à la fontaine du
quartier. Sur certains toits de Dakar, on trouve des réservoirs destinés à
fournir de l'eau lord des fréquentes coupures.
A la maison, on cuisine soit avec du charbon de bois, soit avec une
bouteille de gaz.
Si l'énergie solaire semble idéale pour un pays ensoleillé comme le
Sénégal, elle reste encore trop chère.
L'école
Peu d'enfants peuvent poursuivre les études au- delà de
l'école primaire, en particulier dans les campagnes.
Six enfants sur dix vont à l'école primaire, mais seulement un
sur dix accède au collège.
Le concours d'entrée en sixième décide de l'entrée au collège.
Moins d'un
élève sur deux passe avec succès cet examen. La difficulté du
concours d'entrée en sixième, le prix trop élevé des études (vêtements,
manuels, fournitures, cantine) et le manque d'écoles à la campagne
empêchent un très grand nombre d'enfants de suivre une scolarité normale. En cas d'échec, impossible de
continuer ni au collège, ni au lycée, ni après. Certaines classes d'école
primaire comptent jusqu'à cent élèves, la moitié vient le matin, l'autre
l'après-midi. Les élèves s'assoient à trois ou quatre sur une table-banc
prévue pour un, et ils n'ont pas les moyens de s'acheter même un stylo
bille.
Souvent "sacrifiées", les filles vont moins à l'école que les garçons
parce que les parents préfèrent les garder à la maison pour les faire
participer aux tâches domestiques.
L'islam au Sénégal
Né en 610 en Arabie saoudite, l'islam a été introduit au
Sénégal parle biais de marchands venus du Nord du continent. Dès le XIème
siècle, le roi du Tekrour se convertit et mène des guerre sainte.
La population Sénégalaise est à majorité musulmane. Les relations entre
musulmans et catholiques sont pacifiques. A côté des nombreux mariages
mixtes réunissant plusieurs communautés les adeptes des différentes
confessions s'offrent régulièrement des cadeaux à l'occasion des fêtes
(morceau de mouton de la Tabaski des musulmans aux catholiques, dessert de
ngalax à Pâques des catholiques aux musulmans).
La religion musulmane comprend cinq principes de base, appelés "cinq
piliers de l'islam":
-
la profession de foi,
- la prière cinq fois par jour,
- l'aumône,
- le jeûne
chaque année durant le mois de ramadan,
- le pèlerinage à la
Mecque.
La daara, l'école coranique du quartier est l'endroit où les enfants
apprennent les versets du Coran.
Les Talibés ont été confiés par leurs parents au marabout, le chef
religieux de la daara, et doivent mendier dans les maisons du quartier
pour leur repas et celui du marabout.
Les
vêtements
En matière d'habillement, les
Sénégalaises sont très inventives. Les hommes également osent porter des
couleurs gaies, chatoyantes, et des tenues brodées.
Les Sénégalaises changent régulièrement de tenues vestimentaires, y
compris dans la même journée, passant indifféremment des habits africains
(boubou, camisole, taille-basse et pagne) aux tenues occidentales.
Vêtement le plus porté, le boubou est
formé s'une pièce de tissu ample pliée en deux que l'on enfile par la
tête, et cousue sur les côtés avec une ouverture pour les bras. Les
boubous sont de motifs et de qualité de textile variés appelés wax, legos,
bazin.
On appelle diryànke la grande dame de
la ville, mondaine, toujours élégante. A la recherche de nouvelles
toilettes, elle contribue à dicter les modes. La
disquette est une jeune fille "branchée".
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