Les vendanges solidaires de l'association Cases

                                                                                          

 

Du raisin contre le paludisme

 

Vendanges 2010

 

Les membres de l'association Cases ont fait les vendanges, à Vindey, pour financer leur nouveau programme solidaire dans la ville de Podor, au Sénégal.


Les bénévoles de Cases ont récolté 1.500 euros qui serviront à restaurer une école au Sénégal et à lancer un programme de lutte contre le paludisme.
                                       
DEPUIS deux ans, l'association de Coopération Active Sézannaise d'Échange avec le Sénégal (Cases) s'active pour remettre en état une école maternelle dans la ville sénégalaise de Podor :


 
« C'est un établissement qui accueille environ 80 enfants, explique Gérald Leblanc, le président.
Nous avions lancé un plan sur trois ans, pour le réhabiliter complètement. »

 
 

Toiture, sols, murs, peinture… Le travail ne manque pas. En février prochain, une dizaine de bénévoles iront finir les aménagements débutés en 2008. Et si chacun paie son billet d'avion vers l'Afrique, l'association a besoin d'argent pour acheter le matériel.
Ainsi, chaque année, les vendanges sont une bonne occasion de récolter un peu de sous :
 
« Nous étions une douzaine à couper le raisin, sur un week-end, chez un exploitant de Vindey. Nous avons réussi à gagner un peu plus de 1.500
euros. C'est plus que nécessaire pour terminer l'école maternelle. »

Gérald Leblanc et son équipe ont donc planché sur un nouveau projet, particulièrement ambitieux :
                        Lutter contre le paludisme, une maladie très répandue au Sénégal.

« Le « palu » est partout là-bas. Nous souhaitons donc participer à une grande campagne de traitement naturelle, grâce à une plante dont les vertus médicales sont largement reconnues : l'artémisia annua. » Une plante aux vertus curatives.

En voyage à Podor en août dernier, Gérald Leblanc a pris un peu d'avance, pour établir, avec les autorités locales, un plan de lutte :

« Nous aiderons financièrement aux travaux de plantation et d'irrigation, ainsi qu'au conditionnement.
Dans ce but, un centre de travail, destiné aux personnes handicapées devrait aussi être monté. Avec 1.000 m2 de plantation, nous pensons pouvoir soigner toute la population locale touchée par le paludisme, pendant un an. Évidemment, la distribution et le contrôle seront assurés par le médecin chef du centre de soin de Podor. »


En février prochain, les bénévoles espèrent ainsi participer à la première récolte d'artemisia annua.

« Le but est d'offrir un traitement accessible à tous. Ce sera une année expérimentale. Si tout se passe bien, nous pourrions même envisager d'amplifier la production. »
Charles MARTIN Journal L'Union